#DerrièreLeTapis 8 — Reconstruire et revenir au corps

Vous découvrez la série ? Commencez par le premier épisode de Derrière le tapis.

Je ne vous oublie pas… Je reprends ma narration de Derrière le tapis !

Mais avant de continuer : merci.

Vous êtes désormais plus de mille à suivre cette série, à lire mes petites aventures, mes expériences, mes découvertes et parfois mes péripéties…

Cela me touche profondément de voir que vous avez aussi envie de découvrir ce qui se passe de l’autre côté du tapis.

J’aime lorsque cette série devient un espace vivant, nourri par vos réactions, vos questions et nos échanges.

Vous avez peut-être vu passer quelques vidéos de mon stage à Pénestin… Alors, faisons un petit retour en arrière pour vous raconter ce que j’y ai vécu.

J’en suis revenue ravie, énergisée par l’air marin, par les ateliers auxquels j’ai participé autant que par ceux que j’ai eu le plaisir de transmettre.

Il y a aussi quelque chose que j’aime beaucoup dans ce stage : les retrouvailles.

Retrouver des participants de septembre 2025 et des élèves du samedi matin à Trans-sur-Erdre… et avoir enfin le temps de papoter.

Parce que oui, pendant un stage, on pratique, on médite… mais on papote aussi !

Puis, retour à la maison et remise en route plutôt rapide.

Le dimanche suivant, j’ai participé à un vide-grenier à Châteaubriant. J’ai adoré ce temps de partage. Une pensée particulière pour Kevin et Ludo, mes deux partenaires de la journée : chacun nos objets à vendre et, surtout, la bonne humeur !

Puis est venue la randonnée yoga autour des Forges : dix personnes réunies pour crapahuter, marcher et pratiquer quelques exercices de yoga en pleine nature.

Encore une belle ressource…

Et je crois que j’en avais besoin, car, entre-temps, j’avais commencé le grand chantier du moment : mon site internet.

Depuis le mois de juillet, celui-ci ne fonctionnait plus correctement. Une mauvaise manipulation de ma part, probablement accompagnée d’un piratage… Il était temps de retrousser mes manches.

J’ai donc passé des heures sur ma chaise pour reprendre ce site qui, dans mes plans, aurait dû être terminé depuis longtemps.

D’un côté, il y avait une véritable satisfaction à accomplir moi-même ce travail.

De l’autre… beaucoup de doutes sur mes compétences.

Alors, j’ai replongé dans les cours que j’avais suivis en 2017 pour apprendre à créer un site.

J’ai cherché les bons mots.

Préparé certains éléments sur Canva.

Trouvé des pictogrammes.

Organisé les pages.

Choisi les couleurs, les images et les polices.

Et j’ai parfois passé trois heures à essayer de comprendre pourquoi ce fichu slogan refusait de grossir !

J’ai cherché.

Fait des erreurs.

Recommencé.

Parfois poussé quelques cris.

Je suis allée m’aérer.

J’ai bu du thé.

J’ai regardé la pluie en me disant que, finalement, la pluie, cela fait du bien…

J’ai aussi regardé toutes les autres choses que j’avais à faire, en acceptant difficilement de les laisser momentanément de côté.

J’ai même réquisitionné mon fils :

« Tu fais à manger et tu t’occupes un peu de l’intendance. Moi, je veux que ce site soit terminé pour lundi ! »

Je commençais le matin avec ma tasse de café et, lorsque je relevais la tête, il faisait parfois nuit.

Et c’est là que j’ai retrouvé quelque chose que je connais pourtant très bien.

Lorsque ma tête s’empare d’un problème à résoudre, je peux complètement oublier mon corps.

Je suis dans mes pensées, dans mes émotions… avec cette petite tendance à être particulièrement pugnace !

Penser à me lever, marcher, m’étirer, respirer ou simplement regarder dehors devient alors une pratique en soi.

Finalement, il n’y a pas que sur un tapis que l’on apprend à revenir au corps.

Et je crois que c’est aussi cela que j’aime dans cette série : vous raconter ce qui se passe réellement derrière ce fameux tapis.

Aujourd’hui, après beaucoup de patience, de recherches et de travail, le site est de nouveau accessible.

Il a changé de visage et ressemble enfin davantage à celle que je suis devenue, à ma manière d’enseigner et d’accompagner.

Le Carnet d’Un Autre Horizon accueille désormais les épisodes de Derrière le tapis, afin que les personnes qui ne fréquentent pas les réseaux sociaux puissent, elles aussi, suivre toute l’histoire.

Ce chantier m’aura demandé énormément d’énergie, mais il m’a aussi appris quelque chose d’essentiel : même lorsque nous sommes passionnés par ce que nous construisons, notre corps reste notre premier lieu de vie.

Il faut parfois savoir quitter l’écran, respirer et aller se dégourdir les jambes.

De tout cœur,

Valérie

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